Explorer l’agilité dans le contexte de la R&D

Pratiques et défis

Le cadre

Dans un contexte qui prouve s'il en est encore besoin que l’agilité n'est pas un effet de mode, mais bien le moyen de faire face aux déséquilibres posés par les vicissitudes de toutes sortes, cette étude a pour ambition de montrer en quoi le travail en R&D répond aux exigences d’agilité, de comprendre les pratiques de gestion répondant à ces exigences et les difficultés dans leur mise en place, afin d’esquisser des pistes d’action pour la pratique.

Les cas d'entreprise

Notre enquête terrain a porté sur quatre entreprises, privilégiant une démarche qualitative et approfondie. Les cas ont été anonymisés, ces entreprises apparaissent donc sous des noms fictifs. Le guide d’entretien utilisé repose sur la conception multidimensionnelle de l’agilité, résultant d’une adaptation, après entretiens exploratoires, de l’échelle de mesure établie par Charbonnier-Voirin (voir LE CADRE). La restitution est structurée pour chacun des cas selon les quatre groupes de pratiques qu’elle distingue.

Enseignements transversaux : des représentations de l'agilité contrastées

L’étude des quatre cas fait apparaître des représentations contrastées. Au-delà de la diversité des pratiques qui traduit celle des secteurs d’activité et de la polysémie de la notion d’agilité, les entreprises partagent un sens commun

Qu'avons nous appris ? Repères pour l'action

L’analyse des productions de recherche sur le thème de l’agilité a mis en évidence que les « pratiques agiles » sont déjà bien repérées ; pour autant, leur spécificité en R&D est relativement peu prise en compte et la mise en œuvre de ces pratiques y est peu traitée. Au-delà du simple repérage des pratiques d’entreprises et des écueils à leur mise en œuvre, deux enseignements : le premier met l’accent sur le caractère global de l’agilité, le second soulève la question des paradoxes auxquels sont soumises les entreprises qui s’engagent dans cette voie.